Guide de bonne conduite du skieur et du randonneur

Pour la Nivologie de Base : les types de grains, les gradients de température, les types d’avalanches, les mécanismes de plaque à vent, de couches fragiles etc…. je vous invite à regarder sur internet ou sur les documents de l’ANENA il y a énormément de choses…

Préparer sa sortie

La préparation d’une sortie se fait en récoltant le maximum d’informations sur le massif et le secteur où vous avez décidé d’aller. Plus vous avez l’habitude d’un site et plus votre choix sera facile (attention aux excès de confiance qui vous pousse à aller dans un coin connu par des conditions dangereuses!!)

exemple : par mauvaise visibilité et par conditions d’enneigement important la forêt est vraiment un lieu à recommander mais attention cependant car certaines pentes ou talus sont très raide et peuvent suffir à vous ensevelir. De plus les obstacles naturels sont un vrai danger en cas d’avalanche donc attention et gardez un œil sur tout le monde.

  • Consultation du BRA local (Bulletin Risques d’Avalanches)
  • Météo du coin et phénomène particulier lié au secteur (vent, frontière, quantité de neige etc…)
  • Début de saison ( déterminant pour le déroulement de la saison)
    c’est un point clé sur lequel il faut insister. L’observation constante des quantités de neige, de la météo, du vent depuis le début sur un secteur est primordiale pour connaître la dangerosité du site . La connaissance du site en été herbe rocher schiste…. peut vous aider aussi à faire un choix.
  • Carte IGN
    exposition réelle de la course (souvent trompeuse, seule une carte ou une boussole peuvent renseigner sur l’orientation de la pente)
  • Degré de pente (souvent trompeur sur les parties sommitales)
  • Courses de replis ( malgré toute la préparation c’est une fois sur place que vous saurez si la course est envisageable ou pas donc autant avoir un joker…)
  • Réseau GSM (est ce que le téléphone passe dans ce vallon?)
    téléchargez une application qui vous donne votre coordonnée GPS (localisation rapide du PGHM)
    enregistrez dans votre répertoire le numéro du PGHM (secours en montagne)
  • Nombres de participants ( plus nombreux, il faut prévoir plus de temps donc attention aux horaires!) ne pas hésiter à diviser le groupe sur deux courses dans un même vallon gain de temps
  • Pharmacie
    trousse de secours, pansement compressif, couverture de survie…
  • Pelle Sonde DVA avec des piles et un entrainement régulier bien sur !!!
  • Airbag
  • Talkie-walkie (très utile pour garder un contact avec le groupe, pour donner le départ du prochain skieur, ou pour tout autres informations sur la qualité de la neige, éventuels obstacles etc…)

Sur place

  • Contrôle des DVA en émission et en réception de tous les membres du groupe
  • La météo est elle conforme aux prévisions (organisation des secours dans le mauvais temps ?)
  • Informations auprès d’un Service des pistes d’une station de ski
  • Sur place analyser le terrain et les différents phénomènes qui ont pu se produire : Vent, Neige, Avalanches… C’est un point décisif : « Est ce que mon plan colle avec la réalité ? »
  • Plan de repli éventuel (ce n’est pas un échec mais bel et bien une preuve d’adaptation qui est remarquable!!)
  • Ce que j’appelle LES VRAIS DISTANCES DE SECURITE c’est à dire simplement si la pente que je monte dois partir et que nous sommes 5, il y aura seulement 1 seule personne enseveli et 4 personnes à la recherche dva pelle et sonde…. et non pas l’inverse !!!
    les distances peuvent être très grande et le contact peux se garder au walkie-talkie
    car on sous estime souvent la taille des avalanches ainsi que les volumes.
  • Ce que j’appelle LES VRAIS POINTS DE REGROUPEMENTS c’est à dire simplement un endroit ou clairement le risque est le plus faible possible d’ensevelir quelqu’un.

Ces deux points sont extrêmement importants, souvent mal respectés et mal appliqués, ils sont à l’origine de nombreux accidents.

Itinéraire de montée

Je voudrais aborder un point qui me parait important sur le choix de l’itinéraire de montée.
Pendant des années on pensait qu’il était mieux de remonter une pente avant de la skier
le point positif est que l’on peut se rendre compte directement des conditions de la pente sur place évidement…. mais parfois trop tard.

Les points négatif :

  • A la monté on a chaud donc souvent on est dévêtit, on transpire le risque d’hypothermie est donc plus grand en cas d’accident
  • Les fixations sont souvent bloqué en position montée pour ne pas perdre les skis dans les conversions. Les leash si ils ne sont pas débrayables transforment vos skis en véritable corps mort et vous entrainent vers le fond.
  • Il est quasiment impossible de s’échapper ou de tenter quelque chose en cas d’avalanche.
  • Le temps d’attente pour un groupe au pied d’un passage raide (un par un)
  • Le risque de finir une partie raide à pied , ski sur le sac et aller chatouiller des couches fragiles en profondeur…

Il n’est pas tout le temps possible d’éviter une pente ou de la contourner (trop technique)

Dans les parties finales souvent plus raide :
  • Sortir la poignée de l’Airbag
  • Débrayer les skis de la position montée enlever les leash si ils ne sont pas débrayable
  • Enlever les dragonnes des batons
  • S’habiller et remettre les gants bonnet…
  • Augmenter les distances de sécurité

La descente :

  • Itinéraire et obstacles naturel rocher, barres…
    très important de faire le choix d’une descente ou si une avalanche vient à partir vous ne sauterez pas une barre de 30m ou de se faire plaquer contre une forêt de mélèze votre Airbag ne servirait strictement à rien.
  • Type de neige
    si vous skiez sur de la plaque dur ou de la neige très lourde en cas d’avalanche les dégâts traumatologiques sont très importants.
  • Volume
    très important d’avoir une idée des volumes de neige pouvant être mis en œuvre dans une avalanche
    attention le vent peux ramener des volumes considérables en quelques heures.
  • Un sondage est valable uniquement sur la pente que l’on va skier donc dur à mettre en œuvre.
  • Mesurer le degré de pente rapidement avec ses bâtons ou un clinomètre (téléchargeable sur smartphone)
  • Savoir purger une pente (corde et corps mort) ce n’est pas une erreur de sécuriser une pente avant de la descendre
  • Attendre que tout le monde soit monter avant de descendre dans la pente (et même les personnes extérieur au groupe!!!)
  • Vraies distances de sécurité
  • Vraies points de regroupements

Attention

  • Aux ruptures de pente dans la pente, on pense souvent que la plaque se forme uniquement derrière une ligne de crête mais pas seulement. Les obstacles naturels ou les décrochements font de merveilleux pièges à neige et parfois très éloignés de la crête.
  • Attention aux horaires au printemps et surtout au regel qui peux être très médiocre avec une altitude 0° haute ainsi qu’une simple couverture nuageuse. Vous vous retrouvez rapidement le matin tôt avec les conditions de la veille tard !!!!
  • Respectez un délais minimum de 24 à 48h après une grosse chute de neige ou une période de vent et soyez observateur.
  • Les rochers ou les arbustes ne sont pas des points d’ancrage de la pente, bien au contraire, ils sont souvent l’origine des amorces de rupture.

Soyez raisonnables !

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